Voir la lettre de juin 2012

Pire, elle s'entête à conduire une politique brouillonne et peu efficace mêlant « innovations » et expérimentations en tous genres. Chaque année apporte son lot d'annonces, mais l'Éducation est une chose bien trop sérieuse pour être confiée à des communicants. Parallèlement, sont reconduites des actions éducatives et pédagogiques sans pour autant en évaluer l'efficacité, ni même la pertinence. De tout cela se dégage une politique à portée plus que limitée, sans ligne claire, et bien souvent inadaptée aux réalités du terrain.

Le Département devrait se concentrer sur des axes-clés autour d'objectifs clairs. Face à l'échec scolaire et au chômage des jeunes, un effort accru, et surtout continu, doit être mené sur l'orientation. Au collège, indépendamment des programmes scolaires qui relèvent de la compétence de l'État, le Conseil général des Hauts-de-Seine doit permettre l'accompagnement des élèves, les informer sur les métiers et les formations tout au long d'un parcours, allant de la 5ème à la 3ème. Un Salon des Métiers annuel ne suffit pas pallier les carences en ce domaine, même s'il donne bonne conscience à l'actuelle majorité !

Il conviendrait aussi de mettre place de bourses de stage, les collèges du 92 ayant de plus en plus de mal à trouver des entreprises d'accueil pour les élèves de 3ème. Lutter efficacement contre l'échec scolaire, c'est savoir également s'inspirer d'initiatives comme celles menées en Seine-Saint Denis, en particulier lors des exclusions scolaires. D'autres dispositifs départementaux, telle la médiation éducative, mériteraient d'être stimulés.

La majorité UMP/NC est à contre courant des grandes ambitions de notre temps auxquelles tous les jeunes alto-séquanais aspirent. Sa politique éducative est aujourd'hui celle du passé... mais aussi celle du passif.

Blog de Jean-André LASSERRE : http://www.courbevoie-lasserre.fr/