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Bernard LUCAS milite en faveur d'une eau à moindre coût !
Article du 14/12/2012

En 2011, le prix de l'eau pour les alto-séquanais a baissé de 0,10 € TTC/m³ par rapport à l'année 2010, ce qui indique qu'il y a un effort de maîtrise des coûts de la part du délégataire.

 

Néanmoins, ce coût demeure important en comparaison du prix de l'eau obtenu par la Ville de Paris. Cette dernière a optée pour le retour en régie municipale en janvier 2010. Une première baisse du tarif a eu lieu en juillet 2011 et au 1er janvier 2012, un parisien paye son eau un peu plus de 3 € TTC/m³ alors qu'un alto-séquanais paye près 4 € TTC/m³ son eau potable.

Cette différence, infime pour certains, représente tout de même, pour une famille, qui consomme en moyenne 100 m³/an, un écart de 98 € sur sa facture annuelle.

Le choix du retour en régie est une décision politique qui appartient à chaque collectivité.

La ville de Paris a réussi son retour en régie publique en réalisant d'importantes économies, tout en maintenant une efficacité de service, un niveau d'investissement et une exigence forte en matière de qualité sanitaire.

Cette réussite provient essentiellement de la récupération des bénéfices liée à l'absence de rémunération des actionnaires et d'une exploitation du service optimisée avec, à qualité égale, des coûts d'entretien du réseau, de facturation et de la relation clientèle nettement moindres. Le reste des gains s'explique par une fiscalité plus avantageuse pour les établissements publics que pour les sociétés.

Notre collectivité départementale n'a pas vocation à décider d'un retour en régie publique. En revanche, elle peut engager une réflexion sur l'aide à apporter aux plus démunis pour payer leurs factures. Pour certaines familles, une facture d'eau peut représenter plus de 3% de leur budget mensuel.

Un coup de pouce pour les ménages les plus fragiles peut prendre plusieurs formes :
- Une augmentation de la dotation du Fonds de Solidarité Logement afin d'aider au remboursement des impayés de loyers, charges d'eau comprises.
- Le versement d'une allocation de solidarité à l'eau, adossée à l'aide au logement, représentant un quart de la facture annuelle d'eau.
- Le développement des kits d'économiseurs d'eau dans les logements sociaux via, notamment, l'office Hauts-de-Seine Habitat. Une initiative à la fois sociale et écologique qui permet de réduire de 15 % en moyenne la consommation d'eau.

Notre collectivité dispose des moyens humains, techniques et financiers pour au moins diminuer la consommation d'eau dans le Département en mais il manque, ici, une réelle volonté politique.