Voir la lettre de Avril 2013

Martine Gouriet demande le maintien des subventions aux groupements d'entraide mutuelle
Article du 8/4/2013

« Monsieur le Président, Chers collègues,

 Les groupements d'entraide mutuelle, communément appelés GEM, sont des associations créées par la loi sur le Handicap de février 2005. Encore trop méconnues du grand public, elles œuvrent pourtant quotidiennement en direction des personnes souffrant de handicap psychique et de leurs familles, et participent au lien social des personnes en situation de handicap, et également à leur meilleure insertion sociale et donc professionnelle.

 Les GEM sont des espaces d'accueil et de convivialité où des personnes en souffrance psychique peuvent se retrouver, s'entraider, organiser des activités visant au développement personnel et créer des liens. Ce sont des lieux pensés et organisés au quotidien par les adhérents eux-mêmes, avec l'aide d'animateurs salariés et bénévoles.

 Jusqu'à présent, le Conseil général subventionnait à hauteur de 30 000 euros par an 7 groupements d'entraide mutuelle de notre département. Il s'avère qu'au début du mois de mars, les services du Conseil général ont informé les présidents des associations qui parrainent les GEM que, dans un contexte budgétaire contraint, notre collectivité diviserait par deux les aides allouées alors que leurs budgets prévisionnels 2013 étaient établis et intégraient 30 000 euros de subvention départementale. Ce sont donc 15 000 euros, au lieu des 30 000 précédemment versés, que percevraient ces structures en 2013. Chacune des associations disposant d'un budget d'environ 100 000 €, il s'agit donc d'une diminution de 15%, extrêmement difficile à assumer pour ces associations dont le budget réduit est principalement composé des charges liées au loyer et aux salaires des animateurs qui sont relativement peu nombreux.

 Une réduction aussi brutale qu'arbitraire des crédits versés aux GEM menace l'existence même de ces associations, et la pérennité des actions qu'elles mènent en direction des personnes en situation de handicap psychique, alors même que l'utilité de ces associations pour entretenir et maintenir le lien social est unanimement reconnu sur tous les bancs de cette assemblée.

 Près de 600 personnes en situation de handicap psychique sont directement concernées au sein de ces 7 GEM.

Aussi, afin de permettre à ces associations de continuer à accompagner dans de bonnes conditions les personnes souffrant de troubles psychiques, le Conseil général des Hauts-de-Seine, réuni en séance plénière,

 - décide de maintenir les subventions accordées à chaque GEM à hauteur de 30 000 euros annuels,

 - ou à défaut d'étudier la possibilité de mettre à disposition des GEM concernés des locaux (ce qui diminuera d'autant leur frais de fonctionnement) à l'instar de ce que fait la ville de Paris, et ce afin de compenser la perte brutale de ressources financières. »

 Le Président du Conseil Général, P. DEVEDJIAN, s'est engagé publiquement à réfléchir à la situation des GEM et à comparer le financement par le Conseil général à ceux des départements alentours. Devant cette main tendue, Martine GOURIET a accepté de retirer son voeu.