Voir la lettre de Juillet 2013

Tribune libre de Martine GOURIET : "Pour un Département exemplaire en matière de handicap !"
Article du 22/7/2013

La loi du 11 février 2005 est une avancée majeure pour les droits des personnes en situation de handicap. Elle vise à améliorer les conditions de vie et de travail de toutes personnes subissant une altération de leurs facultés physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant.

Au-delà des dispositions légales, le Département soutenait jusqu'à présent des structures et dispositifs en direction des personnes handicapées. Or, lors de la Commission permanente du 10 juin, le Président Devedjian a fait voter la suppression des subventions à la Ligue de l'Enseignement et à l'Association Départementale des Pupilles de l'Enseignement Public (ADPEP 92) qui emploient 86 auxiliaires de vie scolaire (AVS) accompagnant 186 enfants en situation de handicap. Pour P. Devedjian, notre collectivité n'a plus vocation à subventionner les AVS puisque l'Etat mène désormais une politique ambitieuse dans ce domaine. Cet argument est pour le moins fallacieux ! Car si au moment où l'Etat renforce son aide, le département la retire, il s'agit d'un jeu à somme nulle pour les enfants handicapés, alors même que les besoins sont très importants.

Au cours de la même réunion, la question des groupements d'entraide mutuelle (GEM) a été abordée. Ces associations, créées par la loi de 2005, œuvrent en direction des personnes en situation de handicap psychique et de leurs familles. Avec la mise en place d'espaces d'accueil et de convivialité, les personnes en souffrance psychique peuvent se retrouver, s'entraider, organiser des activités visant à leur développement personnel et à la constitution de nouveaux liens. Il était question de diminuer leur subvention de 50%. Je suis intervenue fortement, au nom du groupe PS, et ai accepté le compromis proposé par le président Devedjian : une diminution de 20% des aides aux GEM et la recherche de solutions pour les frais liés aux locaux qu'ils louent.

Rappelons que notre Département a les moyens de mener une politique ambitieuse et novatrice en matière de handicap ! Est-il acceptable de supprimer 15 000 € à une association et par voie de conséquence de mettre en terribles difficultés les personnes en situation de handicap, et dans le même temps de dépenser 826 000 € pour l'exposition « Trésor du saint Sépulcre », ou de dépenser 16 000 € pour du mobilier haut de gamme destiné à un espace de direction du Conseil général ?

Soutenir les personnes handicapées dans leur intégration scolaire et professionnelle doit être une priorité de notre action !