Voir la lettre de novembre 2013

Pôle Léonard de Vinci : Jean-André LASSERRE appelle à solder le passé et à se projeter dans l'avenir !

Pôle privé universitaire Léonard de Vinci : soldons le passé et projetons-nous dans l'avenir !


Extrêmement coûteux lors de sa construction, le pôle privé Léonard de Vinci, « la fac Pasqua », l'est tout autant en fonctionnement, et reste l'un des dossiers les plus polémiques pour le Département.
Aujourd'hui, il nous faut envisager des solutions d'avenir pour le PULV dont le Conseil général a souhaité reprendre la gestion.
Que faire des 58 000 m2 de locaux situés au Faubourg de l'Arche à Courbevoie alors que seuls 19 000 m2 sont dédiés à la pédagogie ? 2 565 étudiants y sont accueillis au sein d'écoles gérées par l'Association Léonard de Vinci, les universités publiques Paris Dauphine et Paris Ouest Nanterre La Défense y louent des locaux à côté du Centre de Formation d'Apprentis (CFA) Léonard de Vinci.
Une situation peu simple sachant que la seule Association Léonard de Vinci n'est pas en mesure d'occuper les m2 disponibles. Pour l'Association, la difficulté actuelle n'est pas d'augmenter les effectifs, mais la productivité et de limiter des coûts exorbitants.
Modifier la destination de ce bâtiment coûterait très cher. En outre l'université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense y développe de nouvelles formations ! Et Paris-Dauphine souhaite être à La Défense et a besoin de m2 supplémentaires...
Travaillons donc sur des « scénarii d'avenir » permettant l'élaboration d'un véritable projet académique avec un renforcement de certaines filières grâce à un partenariat entre les universités publiques, le CFA et l'Association, sous contrat avec le Ministère de l'enseignement supérieur.
Ce projet académique nécessitera une gouvernance différente avec, par exemple, la création d'un GIP (Groupement d'Intérêt Public) pour gérer l'évolution de ce site tout en réaménageant les locaux.
L'exemple du Val d'Oise est à ce titre intéressant. Depuis 20 ans, la mise en place d'un pôle d'enseignement supérieur public, autour de Cergy-Pontoise, a représenté près de 120 M€ d'investissement. Aujourd'hui, le Val d'Oise conforte ce pôle dans une logique d'aménagement du territoire en lien avec le Grand Paris et la mise en place d'un CDT (Contrat de Développement Territorial) élargi.
Pour les Hauts-de-Seine, je défends la création d'un pôle universitaire associant les opérateurs de formation : les 2 universités publiques, l'Association et le CFA Léonard de Vinci. Ainsi la création d'un pôle tertiaire d'enseignement supérieur participerait pleinement à l'attractivité et au développement de notre territoire, du quartier de La Défense et de la ville de Courbevoie. Ce sont des enjeux majeurs pour notre département.