Voir la lettre de novembre 2013

Martine GOURIET exige des moyens supplémentaires pour la prévention spécialisée au budget 2014.

La prévention spécialisée est une compétence départementale qui relève des missions de la protection de l'enfance. La loi du 5 mars 2007 a confirmé et renforcé le rôle du Département dans ce domaine.
L'orientation n°2 du Schéma départemental de prévention et de protection de l'enfance et de la jeunesse 2012-2016 vise d'ailleurs à « Mieux répondre au public et aux problématiques de la prévention spécialisée »,

Actuellement, à côté des dispositifs associatifs et communaux de prévention socio-éducative, 13 clubs de prévention spécialisée interviennent dans 21 communes sur les 36 que compte notre département. Ces associations effectuent un travail remarquable de prévention et d'insertion sociale des jeunes et des familles, en particulier des quartiers populaires des Hauts-de-Seine.
Le document du comité de pilotage du 10 octobre 2013 du Schéma départemental de prévention et de protection de l'enfance et de la jeunesse 2012-2016 fournit des données précises sur ce sujet.
Ce sont ainsi 3 124 jeunes qui ont pu bénéficier en 2012 d'un accompagnement éducatif individuel, un nombre en augmentation par rapport à 2011(183 jeunes de plus).
La proportion des jeunes de moins de 15 ans suivis progresse elle aussi. On note ainsi une augmentation de 21 % entre 2011 et 2012, soit 796 jeunes de plus. La part des filles accompagnées, elle, bien que stable reste minoritaire : 32 % du public suivi en 2012 (contre 37 % en 2008).
Les associations de prévention spécialisée constatent par ailleurs une évolution des profils des jeunes rencontrés avec une tendance à la complexification et à la fragilisation des situations des jeunes suivis, dont beaucoup sont confrontés aujourd'hui à des problématiques multiples de déscolarisation, d'insertion, de santé, etc.
Si les orientations stratégiques définies par notre collectivité : l'abaissement de la tranche d'âge du public suivi aux 11-25 ans, et l'organisation d'actions spécifiques en direction du public féminin, semblent correspondre davantage aux nouveaux besoins, il est toutefois nécessaire de réfléchir à une meilleure répartition de l'offre de prévention spécialisée car celle-ci n'est pas toujours adaptée aux besoins constatés. Il existe ainsi des disparités parfois importantes en termes de personnels éducatifs selon les communes.
Du fait de ces besoins croissants qui évoluent et sont de plus en plus complexes, il me paraît indispensable de renforcer notre soutien aux clubs de prévention spécialisée.
Et pourtant, c'est le contraire qui se passe. Ainsi l'association « La Pépinière » qui intervient en particulier à Châtillon a perdu cette année deux animateurs alors que pourtant les besoins sont croissants.
Aussi, pouvez-vous nous assurer qu'au titre du budget 2014, des moyens supplémentaires seront bien alloués aux associations conventionnées avec le Conseil général intervenant au titre de la prévention spécialisée dans notre département ? Je vous remercie.