Voir la lettre de Juin-Juillet 2014

"Une rentrée sous le signe de la réforme" pour Bernard LUCAS

Alors que dans notre département la majorité de droite poursuit sa politique de désengagement en réduisant drastiquement chaque année les moyens pour les collèges tels les heures pour les études encadrées, pour l'accompagnement des classes ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire), et les subventions « SIEL » (soutien aux initiatives éducatives locales), le ministre de l'Education nationale, lui, confirme la priorité donnée à la jeunesse par le président F. HOLLANDE avec le recrutement d'enseignants supplémentaires, la réforme des rythmes scolaires et des mesures qui permettront de prévenir le phénomène de décrochage scolaire en amont.
Au début de l'été, le Premier ministre M. Valls a d'ailleurs prononcé un plaidoyer pour le mouvement, revendiquant un « réformisme assumé », afin de « remettre en marche » une France « bloquée ». L'Education ne peut échapper à cette nécessité. Placée sous le signe de la volonté, la réforme des rythmes scolaires prendra donc effet à la rentrée. Comme le souligne le Ministre de l'Education nationale B. Hamon, le diagnostic est partagé par tous : « les journées de classe sont trop longues, le niveau scolaire des élèves recule, nous sommes les champions de l'Europe dans le poids de l'origine sociale sur le destin scolaire des enfants ». Aussi, avec la réforme, les élèves bénéficieront de nouveaux horaires à l'école. Cette nouvelle organisation du temps scolaire répondra à 2 objectifs pédagogiques clairs : favoriser les apprentissages fondamentaux le matin, au moment où les élèves sont les plus attentifs, et d'autre part, faire bénéficier aux écoliers de 5 matinées par semaine au lieu de 4 pour des temps d'apprentissage plus réguliers.
De plus, les conditions d'attribution des bourses seront élargies. Les nouvelles aides concerneront en priorité les étudiants issus des familles les plus modestes, souvent obligés de travailler parallèlement à leurs études.
Enfin, le gouvernement s'engage à réaliser la construction de 42.916 nouveaux logements étudiants dont 19.340 en Ile-de-France d'ici 2017. Premier poste dans le budget étudiant, la construction massive de logements permettra donc à terme d'équilibrer les loyers autour de 136 € par mois.
C'est donc une rentrée qui s'annonce sous les meilleurs auspices pour la jeunesse.